Ce qu’il ne faut surtout pas écrire
N’imposez pas la technologie. Écrire « le site sera développé en React » quand on n’est pas technique revient à demander à un maçon de n’utiliser qu’une marque de ciment. Décrivez le besoin, laissez le prestataire proposer, et demandez-lui de justifier.
Ne détaillez pas le design au pixel. Un cahier des charges qui décrit la couleur de chaque bouton empêche le prestataire de faire son travail, et vous n’obtiendrez pas mieux.
N’écrivez pas « le site doit être moderne, professionnel et ergonomique ». Ces mots ne veulent rien dire et n’engagent personne. Remplacez-les par des faits vérifiables : « un visiteur doit pouvoir trouver nos tarifs en un clic depuis n’importe quelle page ».
Les questions que personne ne pense à trancher
À qui appartient le code à la fin ? Faites écrire la réponse dans le devis. La réponse normale est : au client, après paiement intégral.
À quel nom est enregistré le nom de domaine ? Au vôtre. Toujours. C’est votre adresse, pas celle du prestataire.
Qui paie l’hébergement, et sur quel compte ? Un compte à votre nom vous garantit de pouvoir changer de prestataire sans rien perdre.
Que se passe-t-il après la livraison ? Combien de temps les corrections sont-elles gratuites, et à partir de quand une modification est facturée ?
Qui écrit les textes ? C’est le poste le plus sous-estimé du budget. Si c’est vous, prévoyez le temps réel. Si c’est le prestataire, vérifiez que c’est bien dans le devis.
Comment comparer les devis reçus
Mettez-les côte à côte sur les mêmes lignes : cadrage, rédaction, design, intégration, référencement, mise en ligne, formation, garantie. Un devis qui n’a qu’une ligne globale n’est pas comparable, et vous pouvez demander le détail sans gêne.
Regardez ce qui n’est pas écrit. L’hébergement est-il compris la première année ? Les corrections après livraison ? La formation ? Ce qui n’est pas écrit sera facturé.
Méfiez-vous de l’écart trop grand. Si deux devis sont à 3 000 € et un à 700 €, ce n’est pas une bonne affaire : c’est que le troisième a compris autre chose, ou qu’il vendra le reste plus tard.