Ce qui fait vraiment monter le prix
Le nombre de pages compte beaucoup moins qu’on ne le croit. Dupliquer un gabarit sur dix pages prend une demi-journée. Ce qui coûte, c’est le contenu propre à chaque page : il faut le collecter, le comprendre, l’écrire et le vérifier.
Les quatre postes qui font réellement varier un devis sont, dans l’ordre : la rédaction des textes, la création visuelle si vous n’avez pas d’identité, les fonctionnalités qui stockent des données (comptes, réservations, paiements), et la reprise d’un site existant avec son référencement à préserver.
À l’inverse, trois choses coûtent moins cher qu’on ne l’imagine : l’adaptation au mobile, qui est aujourd’hui la norme et non une option ; le référencement technique, qui est du travail de construction et pas un module à ajouter ; et l’hébergement d’un site vitrine, qui est souvent gratuit sur une offre statique.
Les coûts récurrents, qu’il faut demander avant de signer
Le nom de domaine coûte entre 8 et 20 € par an selon l’extension. Il doit être enregistré à votre nom, pas à celui du prestataire. C’est la vérification la plus importante et la plus souvent oubliée.
L’hébergement d’un site vitrine statique est gratuit ou coûte quelques euros par mois. Un site avec base de données démarre plutôt à 5 ou 10 € par mois. Une application métier dépend du volume ; sur un projet réel que je maintiens, l’infrastructure complète tient à 5 € par mois.
La maintenance est facultative sur un site statique et vivement conseillée sur un site WordPress, où les extensions non mises à jour sont la première cause de piratage. Comptez entre 50 et 150 € par mois selon l’étendue.
Question à poser systématiquement : « si j’arrête de travailler avec vous, qu’est-ce que je garde ? » La bonne réponse est : le domaine, le code, les données et les accès. Toute autre réponse est un signal.
Les trois pièges les plus courants
Le premier : le site à 500 € payé en abonnement de 49 € par mois pendant trois ans. Vous ne possédez rien, et arrêter de payer coupe le site. C’est légal, c’est annoncé en petit, et ça revient à 1 764 € pour un site que vous n’avez pas.
Le deuxième : le nom de domaine enregistré au nom du prestataire. Le jour où vous voulez partir, la négociation ne porte plus sur le site mais sur votre adresse. Vérifiez sur le service public de recherche Whois avant de payer le solde.
Le troisième : la refonte sans plan de redirections. Vous avez un site qui rapporte des appels depuis cinq ans, on vous en fait un plus beau, et le trafic s’effondre parce que toutes les anciennes adresses renvoient une erreur. C’est réparable, mais ça coûte plus cher que de l’avoir prévu.
Mes tarifs, puisque c’est le sujet
Page unique complète : 490 €. Site vitrine de trois à six pages : à partir de 1 200 €. Site avec référencement local, dix à vingt pages écrites une par une : à partir de 2 400 €. Refonte : à partir de 1 500 €. Boutique ou réservation : à partir de 3 200 €. Application web sur-mesure : à partir de 6 500 €. Logiciel métier Windows : à partir de 7 500 €. Application mobile : à partir de 9 000 €.
Maintenance : 75 € par mois, sans engagement. Intervention ponctuelle : 90 € de l’heure. Conseil et audit : 450 € par jour.
Acompte de 30 % à la commande, solde à la livraison. TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts. Le code source vous est remis après paiement intégral, et le nom de domaine est enregistré à votre nom.